Biographie

 

Petite dernière d’une famille de quatre enfants, Keren Esther nait dans le sud de la France, à Toulouse, appelée aussi «la ville rose». Son enfance est pétrie par les chants judéo-espagnols de sa mère, originaire de Tanger; chants transmis de génération en génération. Un trésor pour Keren Esther qui y "entend" son histoire, de manière inconsciente.

Un univers fabuleux genevois

A l’adolescence, une radio juive s’ouvre dans la ville de Toulouse. Keren Esther, passionnée par la voix y participe. La radio révèle un univers fascinant, la jeune femme apprend justement à poser sa voix et à entendre véritablement celle des autres. Keren Esther y restera sept ans, puis son mariage la conduit à Strasbourg. 

La radio juive alsacienne lui ouvre les bras. Elle co-anime avec le chantre René Jasner des émissions de judéo-espagnol. La conscience du trésor chanté reçu dans sa famille devient plus accrue. Commence aussi son histoire d’amour avec la plume, les mots au service des journaux. Côté chant, Esther ne perd pas le lien avec le monde de la voix et suit des cours. Son rêve de chanter est toujours présent. Mais l’heure est à la vie de famille et le chant est un grand renfort pour élever ses trois enfants.

 

 

 

 

Chanter: une passion

Lorsqu’elle fête ses 40 ans, Keren Esther a un déclic. L’idée du temps qui passe lui permet de conscientiser pleinement son héritage judéo-espagnol. Le projet d’un disque nait à cet instant et se concrétisera 2 ans plus tard avec l’album "A la una yo naci": une éclosion qui n’aurait pu voir le jour sans le soutien inestimable de son mari Eric.

 

 

Paco Chambi, un guitarite de talent

Par l'entremise de ce dernier, Keren Esther rencontre le guitariste Paco Chambi. Sa musique se reconnaît entre mille, comme si des gouttelettes d'eau s'étaient glissées dans les cordes de sa guitare! Il accepte de d'accompagner la chanteuse, touché par sa musique "qui le prend aux tripes". Leurs cultures s'imbriquent de manière harmonieuse. "Quand j'ai découvert cette musique, j'ai tout de suite été conquis tant et si bien que j'ai passé des heures et des heures à faire des recherches, à lire, à écouter des morceaux et enfin à étudier ces mélodies pour les faire mienne", explique le guitariste.

 

Réceptivité du Label VDE-GALLO

Après une nourrissante rencontre avec Laurent Aubert, directeur des Ateliers d'Ethnomusicologie et suivant son conseil, Keren Esther se tourne en octobre 2011 vers le Label VDE-GALLO qui offre une des meilleures collections des Musiques du Monde. " Le CD nous est bien parvenu, je suis en train de l'écouter. (…) C'est très joli, frais et chaleureux à la fois, et bien enregistré", précise Olivier Buttex, directeur du Label en écoutant la maquette du disque et acceptant de le distribuer.

 

Keren Esther est heureuse de pouvoir enfin partager ces chants de manière douce et intimiste. Une façon aussi pour elle d'effleurer le lien mère-enfant mais aussi la notion de transmission.